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An eclectic bibliophile's journal…

Category: poetry

Marceline Desbordes-Valmore’s “Rendez-Vous”

For the sake of both practising my French and reading something I’m interested in, I’ve started reading through a book straightforwardly titled French Poetry of the Nineteenth Century, edited by Elliott M. Grant and first published in 1932 (my copy is a 1950 reprint). I haven’t worked through much of it yet, but I have a learned a few things about French poetry generally and now know a couple fine poets I hadn’t previously even been aware of.

One of those is Marceline Desbordes-Valmore, an actress who had a pair of intense but short-lived romances early in her life, which inspired some of her poems, before settling down with Mr. Valmore, another actor. Her first poems were published in 1813, with the poem below, “Le Rendez-vous,” appearing in 1825.…

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The Printed Homer: A 3000 Year Publishing and Translation History of the Iliad and the Odyssey

Philip H. Young’s The Printed Homer: A 3000 Year Publishing and Translation History of the Iliad and the Odyssey is an odd book to recommend to laymen because about half of it will be useful only to a very focused class of specialists. The other half, though, is of interest to any Classicist, professional or amateur, and is enough to justify buying the whole package.

The specialist half can be dealt with very briefly. Young has compiled a comprehensive list of every known printing of Homer’s works (including those spuriously attributed to him, such as the Hymns) from the first example in 1470 to 2000. It’s an impressive undertaking and I’m sure it’s very helpful for historians who specifically study historical interest in and treatment of the Homeric texts. For laymen such as myself, though, I find it hard to imagine a plausible scenario where this part of the book might be useful.

The rest of the book, though, discusses a range of material that I found fascinating and enlightening as an introduction to the Homeric Question, how the texts were created and transmitted, and how Homer was received, interpreted, and admired from ancient Greece to modernity, as well as Young’s own defense of why Homer is worth studying. I’ll just give a sample of each chapter.…

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Twenty-Second Friend: François Villon, “Ballade des dames du temps jadis”

In ABC of Reading, Ezra Pound wrote that a man can’t fully understand poetry if he reads only one language. Later on, when listing authors important to the development of English poetry he also included a few Frenchman. With both those points in mind, I thought it would be appropriate to include a few French poets even though the focus of this list is on English authors. So, today we’ll meet M. François Villon.

M. Villon is a pseudonym for François de Montcorbier or François des Loges, who was born in Paris in 1431. He led such an eventful life that it’s worth reading at least an article about him, but in short he spent much of his life in prison and banishment, for such crimes as robbery and killing a priest during a fight between them and some drinking friends, and traveling around France. The last we hear of him, he was on death row for his part in a brawl, but that sentence was commuted to ten years banishment from Paris by the Parlement in January 1563. What happened to him next is unkown.

As for his poetry, I’m not familiar enough with French verse to offer HSOs of my own so I’ll have to lean on others’ accounts. His poetry is technically impressive with difficult metres and rhyme schemes, and he was quite knowledgeable of the world of poetry past and present. It seems that his medieval university education did indeed take hold, despite his raucous lifestyle. His best-known work is the long poem Le Testament, which expresses his fears and laments his wasted youth. Let’s take a look at a selection from Le Testament, “Ballade des dames du temps jadis” (“Ballade of Ladies of Time Gone By”).

Dictes moy où, n’en quel pays,
Est Flora, la belle Romaine ;
Archipiada, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine;
Echo, parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine?
Mais où sont les neiges d’antan!

Où est la très sage Heloïs,
Pour qui fut chastré et puis moyne
Pierre Esbaillart à Sainct-Denys?
Pour son amour eut cest essoyne.
Semblablement, où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust jetté en ung sac en Seine?
Mais où sont les neiges d’antan!

La royne Blanche comme ung lys,
Qui chantoit à voix de sereine;
Berthe au grand pied, Bietris, Allys;
Harembourges qui tint le Mayne,
Et Jehanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslerent à Rouen;
Où sont-ilz, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan!

Prince, n’enquerez de sepmaine
Où elles sont, ne de cest an,
Qu’à ce refrain ne vous remaine:
Mais où sont les neiges d’antan!…

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Vingt-et-deuxième Ami: François Villon, “Ballade des dames du temps jadis”

Dans ABC of Reading, Ezra Pound a écrit qu’un homme ne peut pas comprendre la poésie s’il ne lit qu’une seule langue. Il a énuméré des auteurs importants pour le développement de la poésie anglaise et il a inclus quelques Français. En gardant ce point à l’esprit, j’ai pensé qu’il serait approprié de discuter d’un des poètes mentionnés par Pound comme étant importants pour la poésie anglaise. Nous allons donc rencontrer aujourd’hui François Villon.

François Villon c’est un pseudonyme de François de Montcorbier ou François des Loges, qui est né à Paris en 1431. Sa vie était très intéressante, alors il vaut la peine de lire au moins un article à son sujet, mais, brièvement, il passa une grande partie de sa vie en prison et au bannissement pour des crimes comme le brigandage et l’assassinat d’un prêtre lors d’une bagarre.  La dernière chose que nous savons de lui, en janvier 1463, il a était condamnés à mort pour sa part dans une bagarre, mais cette peine a été commuée en bannissement à Paris par le Parlement. Le reste de sa vie est inconnu.

Quant à sa poésie, je ne connais pas très bien le vers français, je devrai donc me fier aux descriptions des autres. Sa poésie est techniquement impressionnante, avec des compteurs et des schémas de rimes difficiles. Il semble que ses études universitaires médiévales se soient effectivement établies malgré sa vie de bohème. Son œuvre la plus connue est le long poème Le Testament, qui exprime ses peurs et déplore sa jeunesse perdue. Jetons un coup d’oeil à une sélection du Testament, “Ballade des dames du temps jadis”.

Dictes moy où, n’en quel pays,
Est Flora, la belle Romaine ;
Archipiada, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine;
Echo, parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan,
Qui beauté eut trop plus qu’humaine?
Mais où sont les neiges d’antan!

Où est la très sage Heloïs,
Pour qui fut chastré et puis moyne
Pierre Esbaillart à Sainct-Denys?
Pour son amour eut cest essoyne.
Semblablement, où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust jetté en ung sac en Seine?
Mais où sont les neiges d’antan!

La royne Blanche comme ung lys,
Qui chantoit à voix de sereine;
Berthe au grand pied, Bietris, Allys;
Harembourges qui tint le Mayne,
Et Jehanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslerent à Rouen;
Où sont-ilz, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan!

Prince, n’enquerez de sepmaine
Où elles sont, ne de cest an,
Qu’à ce refrain ne vous remaine:
Mais où sont les neiges d’antan!

C’est excellent et j’aime beaucoup la ligne “Mais où sont les neiges d’antan!” L’image de la neige fonctionne bien car elle est belle tant qu’elle dure, mais bien sûr, elle ne dure pas très longtemps. La ligne “La royne blanche comme un lys” est astucieux. Ce poème est aussi une longueur parfaite, assez long pour qu’il cite plusieurs exemples de femmes célèbres du passé (et gardez à l’esprit, un thème du Le Testament est la mort et la vieillesse) et donne son point être ennuyeux.…

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